Les « émeutes Réveillon », 27-28 avril 1789

Le 27 avril 1789, une émeute éclate dans le faubourg Saint-Antoine. Des ouvriers venus de plusieurs quartiers de Paris assiègent la fabrique de papiers peints de Jean-Baptiste Réveillon, plus connue sous le nom de « manufacture Réveillon ». Le riche entrepreneur aurait annoncé vouloir baisser le salaire journalier de ses employés, qui leur permet à peine de vivre. Les états généraux n’ont pas encore commencé à Versailles. Mais déjà, le peuple parisien se révolte au nom des inégalités.

Fusillade au faubourg Saint-Antoine, le 28 avril 1789
Fusillade au faubourg Saint-Antoine, le 28 avril 1789

Localisation

Itinéraire

Faubourg Saint-Antoine, à proximité de la rue de Montreuil, 11e

Suggestion

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Pour en savoir plus

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Attroupement au faubourg Saint-Antoine le 28 avril 1789
Attroupement au faubourg Saint-Antoine le 28 avril 1789

Venu réprimer les émeutiers, le régiment des Gardes françaises tire sur la foule, faisant plusieurs centaines de blessés et plus de 300 morts, soit deux fois plus que le nombre de victimes de la prise de la Bastille, qui aura lieu trois mois plus tard. Quelques meneurs sont arrêtés puis exécutés en 24 heures seulement, comme le permet la loi de l’Ancien Régime. La description des blessures des victimes transportées à l’Hôtel-Dieu le 28 avril témoigne de la grande violence de la répression : « Sur un lit de sangle, entre les lits 121 et 118 : Blessure à la tête constatée par Jean-Pierre Lambert, interne. Pierre Augustin François Lot, marchand de mercerie et quincaillerie, rue Basse-Porte Saint-Denis, quartier Saint-Laurent, chez le sieur Delaunay, marchand mercier ; âgé de vingt et un ans (…). Lit 85. Blessure au bas de la jambe droite, dans l'articulation avec le pied, produite par une balle (…) »

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